Romain Godest auteur
Romain Godest auteur

Créer un personnage de roman HF #03 – l’orphelin

Table des matières

L’Orphelin est un personnage de roman bien connu de tout lecteur d’heroic fantasy. Présent dans la plupart des best-sellers, il est le grand gagnant des histoires de SFFF. Frodon Sacquet, Harry Potter, Luke Skywalker. Ils sont tous des archétypes connus comme évoqué dans les ouvrages de Joseph Campbell ou encore Christopher Vogler.

Ils se basent tous sur les mythologies qui explique que ce héros est un protagoniste extrêmement efficace. Honnêtement, ce serait dommage de vouloir aller à contre courant, juste pour se sentir différent. J’aime dire qu’il n’y a rien de moins original que de vouloir faire original. Si l’orphelin est aussi efficace, pourquoi s’en priver ? 

Quand vous avez déjà écrit plusieurs romans, vous pouvez vous amuser à sortir des sentiers battus et à vouloir faire vraiment très différent. Mais pour un premier roman, cela peut être une erreur. Je ne dis pas qu’il faut se passer du personnage de roman orphelin, mais songez-y. Il est très utile. 

Pas d’autorité parentale pour ce personnage de roman

La première raison qui fait que l’orphelin est efficace, c’est qu’il est affranchi de toute autorité parentale. Nous sommes tous soumis à l’emprise de nos parents. C’est quelque chose qui nous écrase dans la vie de tous les jours. Cela peut-être un problème ou générer un complexe. Mais c’est ainsi. Il y a toujours cette autorité supérieure qui est présente en permanence, quel que soit notre âge. Même à 50 ou 60 ans, nous demeurons des enfants, les enfants de nos parents. L’Orphelin, lui, est affranchi de cette autorité parentale et par conséquent, il peut évoluer différemment des autres. Son arc n’est pas celui d’un personnage de roman classique. 

Très souvent, l’orphelin est élevé par l’oncle ou la tante. Ils ne sont pas ses parents et il n’y a donc pas la même relation, le même amour. Tout est différent. Du coup, grâce à cette évolution différente, l’orphelin va souvent rechercher cette figure paternelle. C’est à ce moment qu’il trouve le mentor. Si on reprend les exemples précédent, Frodon Sacquet a Gandalf, Harry Potter a Dumbledore et Luke Skywalker a Obi-Wan Kenobi.

Le vieux sage qui éduque l’orphelin est un archétype classique. Toutefois je vous invite à casser un peu ces codes et à aller plus loin. Arrêtez forcément de mettre un homme. Et puis, le mentor n’est pas obligatoirement une vieille personne. La sagesse vient, c’est vrai, un peu avec l’âge. Mais un vieux con est un jeune qui a vieilli. Si la personne n’était pas sage au départ, elle ne sera pas beaucoup plus avec l’âge. La sagesse, c’est la bonne excuse.

On peut très facilement créer un personnage dans les 30 ou 40 ans qui pourrait être un mentor. Un homme, une femme, un esprit, un animal doté d’intelligence…les choix ne manquent pas. 

L’arc de votre personnage de roman

L’autre particularité de l’orphelin est qu’il s’agit d’un personnage de roman qui va évoluer énormément au fil de l’aventure. On nomme cela l’arc du personnage, l’évolution entre le début et la fin de l’aventure. Avec l’orphelin, il est souvent très marquant, justement parce qu’il n’a pas de parents. C’est un diamant brut. 

Il ne rentre pas dans le même moule que tous les autres. Et grâce à ça, l’aventure va le transformer suite à l’appel de l’aventure. Observez l’arc de Bilbo Sacquet ou encore de Philaes Fogg. 

Vous devrez donc penser à travailler cet arc en amont. Lorsque vous débutez votre roman, vous devez savoir dès le début de l’aventure quels seront les changements opérés sur votre personnageVous devrez vraiment avoir préparé ce point parce que ce sera votre fil conducteur. Grâce à ce guide, vous pourrez vous en écarter occasionnellement et toujours y revenir.  Il évitera les incohérences sur la réaction de votre personnage.

L’empathie du lecteur pour l’orphelin

L’empathie est évidente. Ne pas avoir de parents est une des pires épreuves que peut connaître un enfant. Il faut toutefois faire attention à ne pas tomber dans la sensiblerie. L’empathie est doit être naturelle. Suggérer plutôt que montrer

L’empathie est très importante, car elle va vous permettre d’atteindre votre objectif : transmettre des émotions à vos lecteurs. C’est finalement ça le but d’un roman. Nous écrivons tous pour transmettre  un message et susciter des réactions. C’est un peu le principe de la vie et de la lecture.

L’antagoniste

Le dernier point que je tenais à aborder concernant l’orphelin est lié aux antagonistes. Si vous êtes bien attentif, vous remarquerez que la plupart des grands méchants sont orphelins. Ou du moins, leurs parents ne sont jamais mentionnés. 

L’auteur ne mentionne pas les parents pour qu’ils ne viennent pas interférer avec les projets de l’antagoniste. De nombreuses études ont prouvé l’impact de l’éducation parentale dans l’épanouissement des enfants. En clair, si un méchant est ce qu’il est, ses parents ont leur part de responsabilité. Mais nous n’avons pas le temps de nous y attarder dans un roman. Ou alors il faudrait que ce soit au coeur du récit. 

L’aspect “orphelin” de l’antagoniste est trop souvent laissé en second plan. Il est en toile de fond et pourtant c’est très intéressant à mettre en scène. 

Je vous conseille donc sincèrement d’utiliser l’orphelin comme personnage de roman. C’est un schéma narratif qui fonctionne depuis des siècles. À vous désormais de le personnaliser. 

En attendant, je vous dis à très bientôt et écrivez bien.

À propos

Romain

Auteur passionné par l’heroic fantasy, j’aide aujourd’hui les romanciers à écrire leur roman. 

La formation

Découvrez le programme de la formation “Écrire un roman de fantasy”

Les guides d'écriture

Les catégories du blog

Me suivre

Laisser un commentaire

Pin It on Pinterest

Share This